Plan “France Relance”

Plan “France Relance”

Plan “France Relance” 966 314 Gilles Le Gendre

Le Gouvernement a présenté il y a quelque mois, un plan de relance inédit, à la hauteur de la crise économique historique que nous traversons.

Depuis 6 mois, notre majorité à l’Assemblée nationale a participer à la co-construction de ce plan majeur. Nous continuerons ce travail au côté de l’exécutif au Parlement avec l’examen du PLF 2021 qui concrétisera ces engagements et dans les différentes circonscriptions, pour s’assurer que toutes ces mesures soient mises en œuvre dans les territoires le plus rapidement possible grâce à la mobilisation de tous les acteurs de terrain.

Pour rappel, la relance n’a pas commencé seulement en septembre, elle est en marche depuis le début de cette crise sanitaire avec des mesures qui ont prouvé leur efficacité : chômage partiel, PGE, fonds de solidarité, report ou exonération de charges, soit 470 milliards d’euros d’engagements de l’État.

Ce plan exceptionnel engage 100 milliards d’euros supplémentaires pour sauver nos emplois et nos entreprises, aujourd’hui mais aussi demain.

Notre objectif est de retrouver d’ici deux ans, le niveau d’activité économique avant crise. Investissements, aides aux entreprises, relocalisations, épargne des Français… ces 100 milliards bénéficieront à tous les Français.

Dans la 2ème circonscription de Paris, le Plan de relance a permis à 23 librairies de bénéficier de 604 807 euros d’aides dont La Procure, Shakespeare and Company, Album Dante, l’Ecume des Pages, Compagnie, Les Traversées ou encore la Librairie Philsophique J. Vrin, par l’intermédiaire du Centre National du Livre (CNL). Concernant les cinémas, par l’intermédiaire des crédits alloués au Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC), 366 574 euros d’aides ont bénéficié à 19 établissements parmi lesquels : l’UGC Odéon, UGC Danton, MK2 Odéon, Reflet Medicis 2 ou Le Champo. Enfin, s’agissant de la rénovation énergétique des bâtiments de l’Etat, ce sont 16 projets financés à hauteur de 43,5 millions d’euros qui ont été sélectionnés, notamment en faveur de l’Ecole des Mines de Paris, du CROUS, de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris, ou de la Bibliothèque Sainte-Geneviève.

C’est un plan de long terme pour préparer la France de 2030 autour de trois piliers :

  • Transition écologique

Un investissement sans précédent de 30 milliards soit un tiers du plan de relance. L’investissement dans la transition écologique à lui seul est plus massif que l’intégralité du plan de relance de 2008. C’est aussi un engagement à la hauteur de celui réclamé par les experts pour réussir à atteindre les objectifs fixés par les accords de Paris et par la convention citoyenne.

    • Transports : Mise en place d’un plan de soutien au secteur ferroviaire (4,7 milliards pour les petites lignes, les trains de nuit et le fret)
    • Développer les mobilités du quotidien : Mise en place d’un plan vélo et d’un projet de transport en commun (1,2 milliard au vélo et au développement des transports collectifs tels que métro, tramway, bus et RER métropolitain), pour apporter des solutions de mobilité plus respectueuses de l’environnement.
    • Rénovation énergétique des bâtiments : 4 milliards pour les bâtiments publics, 2 milliards pour les logements privés, 500 millions pour les logements sociaux et 200 millions pour les PME et les TPE / Augmentation de MaPrimeRenov, ouverte à tous les Français.
    • Effort en faveur de l’énergie, la décarbonation et technologies vertes : Développer l’hydrogène vert (7 millards d’euros mobilisés d’ici 2030 pour le développement de l’hydrogène vert dont 2 milliards dès 2021-2022) ; décarbonation de l’industrie (1,2 milliard), investissement dans les technologies vertes (3,4 milliards).
    • Effort en faveur de la biodiversité, de la transition agricole et alimentation, lutte contre l’artificialisation : 2,5 milliards pour la reconquête de la biodiversité sur nos territoires, la lutte contre l’artificialisation des sols. Revenir au local et à une alimentation saine pour une agriculture durable, le soutien au bio, aux circuits courts, au renouvellement de matériel.

 

  • Souveraineté et compétitivité économique

Une enveloppe de 34 milliards pour permettre à nos entreprises de gagner en compétitivité et à la France de prendre pleinement sa souveraineté industrielle, notamment dans les secteurs stratégiques. Délocaliser massivement était une erreur stratégique majeure, il faut relocaliser des industries à forte valeur ajoutée grâce notamment à la baisse de 10 milliards € par an des impôts de production à partir de 2021.

    • Financement des entreprises : Garantir aux entreprises des fonds propres et trésorerie sur le long-terme (3 milliards pour le soutien au financement des entre- prises) des TPE/PME et ETI
    • Fiscalité des entreprises : Baisse massive des impôts de production, notamment une baisse de moitié de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), des impôts fonciers et diminution de la CET. Cette baisse bénéficiera à tous les secteurs, mais en particulier à l’industrie (37% du bénéfice des diminutions) et au commerce (15%). Elle bénéficiera aussi à tous les types d’entreprises (42% pour les ETI, 32% pour les PME/TPE et 26% pour les grandes entreprises)
    • 1 milliard pour la relocalisation dont 600 millions pour investir dans les secteurs stratégiques pour l’avenir (santé, électronique, 5G, intrants indus- triels et agroalimentaire) et 400 millions pour des projets dans les territoires d’indus- trie.
    • Relever le défi numérique : 385 millions pour la mise à niveau numérique des ETI/PME et TPE ; 1,5 milliard pour l’Etat et les territoires.
    • Investir dans les technologies d’avenir : Mise en place d’un programme d’investissement dans les technologies d’avenir, qui mobilisera 11 milliards d’euros.

 

  • Cohésion sociale et territoriale

Ce plan est un plan pour l’emploi et pour l’avenir. Il s’agit donc de lutter sans compter contre le chômage et d’investir massivement dans les compétences pour préparer les emplois de demain.

    • Plan jeune (6,7 milliards d’euros) avec des aides à l’embauche de moins de 26 ans, aux emplois aidés, et la formation 300 000 parcours d’accompagnement supplémentaires vers l’emploi.
    • Ségur de la santé : Plan massif d’investissement en santé de 6 milliards d’euros.
    • Formation professionnelle : Renforcer les compétences des actifs et transformer la formation professionnelle.
    • Sauvegarde de l’emploi : Montée des compétences pour changer cette crise en opportunité : 1 milliard pour la compétence et pôle emploi, 900 millions pour un programme d’investissement dans la formation. Mise en place d’un bouclier anti-chômage (7,6 milliards) avec l’activité partielle de longue durée et FNE-Formation.
    • Égalité dans les territoires : haut débit partout/soutien aux associations de lutte contre l’exclusion / Solidarité : revalorisation de l’ARS.
    • Soutien exceptionnel aux personnes en grande précarité : majoration de 100 euros de l’allocation de rentrée scolaire.
    •  Territoires : soutien aux collectivités territoriales (plus 5 milliards euros)

Avec ce plan, nous faisons le choix stratégique de l’investissement. Nous soutenons la demande en sauvant des emplois, en soutenant les secteurs économiques fragilisés (exemple du secteur automobile) et les plus fragiles. Lorsqu’on aide les ménages précaires ou les étudiants, lorsqu’on fait la prime à la conversion, c’est du soutien à la demande. Nous paierons toutes ces dépenses par la croissance et non pas par l’impôt : nous refusons toutes les augmentations d’impôts et ce sera le cas également pendant le PLF.

Ce plan marque également une étape historique pour l’Europe, qui en financera 40 milliards d’euros.